
Les particules chargées du rayonnement cosmique (essentiellement des muons1 au niveau de la mer) génèrent par ionisation un faible signal lumineux dans la couche de plastique transparent du scintillateur. Le signal lumineux est amplifié (gain de 10 millions) par un photomultiplicateur (amplificateur de lumière). Il est ensuite discriminé et digitalisé par un système électronique qui distribue l’information sur le réseau Ethernet. Le temps de passage de la particule est mesuré de manière précise (précision de 10 milliardièmes de seconde) en utilisant le temps universel des satellites artificiels du système GPS.
1Le muon est une particule ayant les mêmes propriétés que l’électron mais qui est 200 fois plus massif que ce dernier et qui est instable (durée de vie de l’ordre de 2 millionièmes de seconde).
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Le fonctionnement du système d’acquisition est illustré en temps réel par l’animation. On y retrouve l’information du temps universel mesuré à la précision du système ainsi que les coordonnées géographiques de l’appareillage. Les identificateurs des satellites GPS utilisés ainsi que l’intensité du signal qu’ils émettent apparaissent à droite de l’image. Le passage des muons dans le détecteur est représenté de manière schématique dans le cas où au moins trois scintillateurs ont été touchés. La variation du flux des particules chargées traversant le détecteur (en nombre de particules par mètre carré et par seconde) est repris dans le graphique du bas. Ce flux est notablement inférieur au flux mesuré en plein air en raison de l’absorption d’une partie des particules par le béton du bâtiment où le détecteur est entreposé.
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