Le détecteur AMANDA est un téléscope à neutrinos enfoui dans la glace
de l'Antarctique. Les neutrinos sont détectés par la mise en évidence
des muons émis lors de leur interaction avec la matière de la terre.
Il est mis en oeuvre par une collaboration internationale regroupant
une centaine de physiciens issus de laboratoires américains et européns.
L'étude des neutrinos d'origine galactique et extra galactique ouvre
un nouveau champ d'investigation dans le domaine cosmologique
(recherche de la matière noire, mécanisme d'accélération
des rayons cosmiques, information sur les noyaux actifs des galaxies,
rayonnement des trous noirs, tests de modèles cosmologiques,
dimensions spatiales supplémentaires...).
Recherche de neutrinos de haute énergie d'origine ponctuelle
Le travail consiste à analyser les données recueillies par le détecteur
dans le but de sélectionner des neutrinos de haute énergie dans un bruit
de fond important résultant de l'interaction du rayonnement cosmique dans
l'atmosphère terrestre. Les observations seront confrontées
à différentes prédictions théoriques modélisées
pour le détecteur par la méthode de Monte-Carlo. Le mémoire
comporte donc à la fois une partie consacrée
à l'analyse expérimentale des données et une partie consacrée
à leur interprétation phénoménologique.
Saisie, transfert et synchronisation des données de l'expérience
Le travail consiste à concevoir et à réaliser un système d'acquisition des signaux émis
par les photomultiplicateurs de l'expérience. Le système sera basé sur des éléments de
logique digitale programmable et sur une horloge universelle GPS. Le développement se fera à
la fois au niveau électronique et au niveau informatique (temps réel). Une interface réseaux
devrait être réalisée. Des tests seront concus pour déterminer la pertinence des solutions
proposées.
B. Clerbaux, bclerbau@ulb.ac.be, tél.: 02/629.32.14
G. De Lentdecker, Gilles.De.Lentdecker@ulb.ac.be,
tél.: 02/629.32.24
T. Mahmoud, tmahmoud@ulb.ac.be, tél.: 02/629.38.98
P. Marage, pmarage@ulb.ac.be, tél.: 02/629.32.26
C. Vander Velde, Catherine.Vander.Velde@ulb.ac.be,
tél.: 02/629.32.08
P. Vanlaer, pvanlaer@ulb.ac.be, tél.: 02/629.38.98
La collaboration CMS construit l'un des détecteurs
qui fonctionneront auprès du collisionneur de protons LHC du CERN. Le
LHC entrera en service en 2007 avec une énergie de 14 TeV dans le
centre de masse. Le LHC a pour buts principaux la découverte du
boson de Higgs et la recherche d'une nouvelle physique au-delà
du Modèle Standard. Le groupe de l'ULB-VUB contribue à la construction
du détecteur de traces et à la préparation de plusieurs analyses physiques.
Préparation à la prise de données - Dimensions supplémentaires.
Le groupe de l'ULB se concentre sur les processus impliquant une paire
d'électrons ou de photons de très haute énergie
dans l'état final, qui pourraient être l'indication d'une
nouvelle physique au delà du Modèle Standard, en particulier
dans le contexte de dimensions spatiales supplémentaires compactifiées.
L'existence de telles dimensions permettrait de résoudre le problème
de hiérarchie des échelles d'énergie, en redéfinissant l'échelle
de Planck à une valeur proche de l'échelle électrofaible
( GeV), la gravitation étant ``diluée" dans les dimensions
supplémentaires. En conséquence, une série d'états excités pourrait
se manifester à 4-dimensions sous la forme de modes de Kaluza-Klein pour les
gravitons et les bosons de jauge γ, Z, W et g, à des masses accessibles
au LHC.
Physique au-delà du Modèle Standard: identification des
gravitons liés aux dimensions supplémentaires au LHC.
Le travail se situe dans le contexte de recherche de gravitons lourds
au LHC. Il consistera en la mise au point de méthodes
d'identification des nouvelles particules massives éventuellement
produites, en particulier par la mesure des distributions angulaires des produits
de désintégration et la mesure du spin de la particule: distributions attendues,
effets du détecteur, sensibilité à la masse de la particule, possibilité de
distinguer entre spins 0, 1 et 2.
Physique du Modèle Standard:
étude du processus de Drell-Yan à haute énergie dans CMS.
Le travail porte sur l'étude du processus de Drell-Yan:
à haute énergie au LHC, afin de fournir des tests
du Modèle Standard, et éventuellement de permettre la découverte
d'une nouvelle physique. Il consistera à estimer la sensibilité de
l'expérience CMS à ce processus dès le début de la prise de données.
Le travail se composera de deux parties:
d'une part, les effets des distributions cinématiques des quarks et gluons
dans les protons et les effets des corrections d'ordre supérieur,
d'autre part, les effets liés au détecteur (acceptance, efficacité),
afin d'extraire une mesure de la section efficace du processus
à haute énergie.
Physique du Modèle Standard:
étude des événements avec des jets à grande impulsion transverse.
Les événements avec des jets de particules dans l'état final
seront produits en abondance au LHC et leur compréhension et leur contrôle
seront décisifs pour toute analyse des données. De plus, la
production de jets à grande impulsion transverse permettra de tester la
chromodynamique quantique à haute énergie.
Le travail consistera en a compréhension de la dynamique QCD
du processus (effets des distributions de partons, effets des ordres supérieurs,
algorithmes de reconstruction des jets),
et en l'étude des effets de mesure liés au détecteur.
Interaction des électrons avec la matière:
caractérisation des gerbes électromagnétiques à très
haute énergie dans CMS.
Grâce à la haute énergie disponible dans le centre de masse,
la production d'électrons et de photons à des énergies de l'ordre du TeV
sera possible pour la première fois au LHC.
Les canaux concernés ouvrent la porte vers de nouveaux tests du
Modèle Standard et vers une nouvelle physique, à condition de
bien comprendre l'interaction de ces particules très énergétiques
avec la matière. Le travail proposé
consiste en l'étude du développement des gerbes électromagnétiques
à haute énergie (largeur, longueur, fluctuations) dans le détecteur
éléctromagnétique de CMS, ainsi que de l'influence de la présence
du détecteur de traces sur le développement des gerbes.
Le contexte général est l'étude des interactions entre quarks et gluons
(interactions fortes) et, en particulier, de la diffraction hadronique.
Les travaux proposés utilisent des données récentes
d'interactions électron-proton à haute
énergie de l'expérience H1 à DESY (Hambourg).
Le groupe de l'ULB s'est spécialisé, au sein de la Collaboration H1,
dans l'étude des interactions
"diffractives" pour lesquelles, malgré la violence
de l'interaction,
le proton n'a pas été brisé. L'analyse de ces événements permet
de mieux comprendre la dynamique interne et de préciser le domaine
d'application de la chromodynamique quantique (QCD).
La diffraction constitue une généralisation de la diffusion
élastique propre aux interactions fortes. Elle est directement
reliée aux fondements de la mécanique quantique (théorème
optique, limite d'unitarité à très haute énergie). Son
interprétation dans le cadre de QCD constitue donc une dimension
fondamentale de notre compréhension du Modèle Standard.
Lors des interactions électron-proton diffractives, le photon
virtuel
échangé connaiit une fluctation quantique en une paire
quark-antiquark, qui à son tour interagit avec le proton sans
échange de couleur, par l'intermédiaire de deux gluons.
Mesure des correlations en impulsion entre gluons dans le
proton
Après l'interaction diffractive, la paire quark-antiquark se
recombine pour reformer un photon réel, mesuré dans le détecteur.
Malgré sa
très petite section efficace, l'intérêt de ce processus est de
permettre un calcul théorique exact grâce à la simplicité
de son état final. Sa
confrontation avec les données donne accès aux paramètres des deux
gluons échangés. A son tour, ceci peut-être relié aux
correlations entre gluons dans le proton.
Travail à effectuer :
- sélection des événements (
)
collecté en 2006.
- étude de l'acceptance et des bruits de fond au moyen de simulations
par Monte Carlo
- caractéristiques de la production et confrontation avec les
prédictions de QCD
Travail bibliographique : bases de QCD, densités de quarks et de
gluons, approches QCD de la diffraction, calcul de la section efficace
du processus.
Formation de jets de particules à grande impulsion
transverse
A la différence du sujet ci-dessus, on s'intéresse ici au cas
où les deux quarks de la paire sont émis à grande impulsion
transverse l'un par rapport à l'autre, et forment deux jets de
particules bien séparés. Par le principe d'incertitude, ces grandes
impulsions transverses correspondent à de petites distances, ce qui
permet de sonder la structure gluonique de l'interaction diffractive.
Travail à effectuer :
- sélection des événements diffractifs contenant deux jets
- mise en oeuvre d'algorithmes de reconstruction de jets
- confrontation avec les prédictions théoriques
- bibliographie : bases de QCD, densités de quarks et de
gluons, approches QCD de la diffraction, résutats sur la production
de jets dans les interactions électrons-protons.
Depuis peu, et par le biais des expériences d'oscillation, il est admis que les
neutrinos sont massifs et qu'il y a mélange quantique entre les états propres de la
masse et de l'interaction faible. Le secteur des neutrinos du modèle standard des
particules et interactions reste cependant des plus mal connu. Quelles sont les valeurs des
masses, qui sont en tout cas inférieures d'un facteur à celle
de l'électron ? Que sont les paramètres du mélange quantique? Les neutrinos sont-ils des
particules de Dirac comme les autres fermions,
et donc existe t'il des neutrinos stériles, sans interaction avec la matière,
ou sont-ils leur propre antiparticule (neutrino de Majorana)?
L'expérience OPERA a pour but d'étudier l'oscillation
de neutrinos de type mu () en neutrinos de type tau () par l'observation
directe d'interactions de dans une cible à très haute résolution spatiale.
L'installation du détecteur dans le laboratoire
souterrain construit sous le Gran Sasso,en Italie, sera terminée en 2006, moment où le
faisceau de issu du SPS du CERN entrera en fonctionnement. La distance disponible
pour le développement des oscillations entre source et détecteur est d'environ 730 km.
L'expérience sera menée à terme après cinq ans de prise de données.
Etude de la détection des dans OPERA.
Optimisation, par des méthodes de simulation, des processus d'analyse des
événements : localisation des interactions, reconstruction
cinématique, sélection topologique et cinématique, réduction du bruit de fond.
Estimation de le sensibilité d'OPERA au canal d'oscillation
.
Ce canal n'est pas celui pour lequel le dispositif expérimental a été optimisé. De plus,
la contamination à la source du faisceau de en n'est pas négligeable comme dans
le cas des . Néanmoins, il est utile d'estimer le potentiel d'OPERA pour l'étude
de ce canal qui est important pour la détermination des paramètres de mélange. Les
expériences spécialement conçues pour l'étude de
ce canal ne seront pas opérationnelles avant longtemps.
Détection des muons cosmiques dans le laboratoire souterrain du Gran Sasso.
Les plans des traceurs à barreaux de scintillateur d'OPERA sont aujourd'hui installés. Ils
permettent d'étudier le flux de muons cosmiques traversant la montagne et de le comparer
aux prévisions des modèles et aux mesures déjà effectuées par d'autres appareils.